Les fondements de la théorie et de l’analyse musicale

Ecouter de la musique, tout le monde est unanime sur ses bienfaits. En revanche, parler des avantages de l’analyse musicale est une notion qui reste récente et que beaucoup ont tendance à ignorer. Pourtant, cette discipline est en train de s’imposer notamment grâce à la société française d’analyse musicale qui lui a donné son envol.

La musique : notion abstraite ou concrète ?

On est tous d’accord que la musique est une pratique universelle qui dépasse toutes les barrières linguistiques, historiques et culturelles. C’est pourquoi il y a quelques décennies, on n’éprouvait guère le besoin d’en faire l’analyse ni de comprendre ses ressources. Cette approche intuitive a fini par se heurter à ses limites : pour conceptualiser la musique, il faut créer une discipline analytique à part entière.

Certains pensaient qu’en dégageant des principes et des règles liés à la musique, celle-ci perd toute sa dimension mystique et spirituelle qui nous fait tant aimer ce 4ème art. Pourtant, la vérité est toute autre : parce qu’avec des axes d’analyse, on peut créer des théories musicales qui serviront de repères dans les années voire les siècles à venir.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la musique n’est pas seulement cette part de magie envoûtante qui nous transporte sans même connaitre la raison d’un tel impact. C’est aussi un message et une information diffusée avec une dimension abstraite incontestable. A cet aspect subjectif viennent s’ajouter des composantes techniques et faciles à identifier. On sait, par exemple, que lorsque le volume diminue et que le rythme décroit, le morceau musical est fini. Il suffit alors d’observer un certain nombre de paramètres constants pour comprendre l’intérêt de l’analyse musicale.

Pour plus d’infos, rendez-vous sur http://www.sfam.org/.

Les éléments à retenir pour analyser la musique

Pour analyser un morceau musical, il faut s’intéresser à ses composantes à commencer par les instruments, le rythme, la mélodie et les accents. Ces éléments permettent non seulement de comprendre l’œuvre en profondeur d’un point de vue objectif détaché de toute dimension émotionnelle, mais ils contribuent aussi à créer une musicologie quasi-scientifique. Cela signifie qu’à partir de ces données précises, on peut identifier des caractéristiques communes à des créations musicales même si elles diffèrent sur plusieurs plans.

Une distinction culturelle est aussi à prendre en considération. On ne peut pas classer des œuvres orientales avec des œuvres occidentales. La mélodie, les notes et l’interprétation sont fondamentalement différentes, ce qui rend l’analyse simultanée de ces 2 types de musiques vide de sens, mais surtout incapable de générer des principes à inclure dans ce qu’on appelle la musicologie.

D’un autre côté, il y a la dimension communicative de la musique qui doit être prise en considération au moment de faire une analyse. Autrement dit, la musique n’a de sens que lorsqu’elle produit un effet sur la personne qui l’écoute : un effet abstrait et subjectif qui paradoxalement donne au morceau toute sa portée artistique. C’est là que réside toute la complexité d’une discipline dédiée à l’interprétation musicale : dans ce va-et-vient constant entre objectivité analytique et subjectivité émotionnelle.

Qu’en est-il de la société française d’analyse musicale ?

D’abord la sfam n’est autre que la société française d’analyse musicale créée en 1985. C’est en rassemblant autour de sa cause plusieurs artistes appartenant à des domaines variés qu’elle est parvenue à entamer un projet aussi ambitieux que celui de fonder un établissement spécialement dédié à la recherche musicale. Le succès fut tel que d’autres adhérents ont fini par rejoindre le mouvement afin d’apporter leur propres perspectives.

La société sfam, en tant qu’institution française, a vu son activité s’étendre en ouvrant plusieurs filières partout en France. Mais pas que ! Puisqu’on compte désormais un réseau européen très étendu avec Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Autriche, la Belgique et plein d’autres en Europe auxquels se sont ajoutés plus tardivement l’Espagne, la Russie et le Portugal.