Sociétés civiles de placement : guide pratique
Même sans être un spécialiste de l’investissement immobilier, vous avez déjà probablement entendu parler des sociétés civiles de placement, plus connues encore sous le terme de SCPI. Pourtant, vous maîtrisez mal le fonctionnement de ce dispositif et ignorez tout de son rendement. Convient-il à tous les investisseurs ou s’adresse-t’il uniquement à ceux disposant de moyens financiers importants ? Est-il plus ou moins risqué ? Vous le découvrirez en lisant attentivement les informations contenues dans le texte ci-dessous.

Définition de la société civile de placement immobilier

Le législateur la définit comme un support d’investissement consacré à l’acquisition mais aussi la gestion d’un ou plusieurs biens immobiliers du marché locatif. Il suffit de vous rapporter à l’article L214-50 du code monétaire et financier pour accéder à des précisions supplémentaires. Il s’agit d’une solution à moyen et long terme. L’AMF (l’autorité de régulation des marchés financiers) indique d’ailleurs que la durée moyenne de l’investissement tourne autour des huit années. Enfin, il vous faut également prendre conscience que l’on distingue plusieurs types de sociétés différentes et ne poursuivant pas le même objectif. Vous pourrez ainsi opter pour une SCPI de rendement dans le but de vous dégager une rente, la plupart du temps versée chaque trimestre. Vous pouvez également faire le choix d’une SCPI Pinel dans l’optique d’optimiser vos dépenses fiscales.

Vous aimeriez obtenir encore plus d’informations au sujet de ces sociétés civiles si particulières ? Dans ce cas, n’hésitez pas à vous rendre sur le site www.portail-scpi.fr ! Vous accéderez dans le même temps à une sélection des SCPI les plus intéressantes du point de vue de l’investisseur. Vous pourrez même vous faire assister par un conseiller afin de construire ensemble votre futur projet.

Quels avantages offre-t-elle ?

Tout d’abord, l’investisseur va s’affranchir de toutes les tâches liées à la gestion du bien. Il déléguera donc la gestion financière et administrative ainsi que les relations et les recherches des locataires. En investissant de la sorte, il minimisera les risques liés à la gestion locative plus classique. En effet, en multipliant les biens et les locataires, son capital sera moins impacté en cas de défaillances de l’un d’entre eux ou d’une dégradation importante de l’espace locatif.

Enfin, il ne faut surtout pas minimiser la flexibilité d’une telle solution d’investissement. Si vous souhaitez acheter des parts, rien ne vous empêche de contracter un emprunt si vos capacités financières sont limitées. Vous rembourserez alors les échéances avec votre rente. Si vous souhaitez revendre, sachez qu’il existe un marché spécifique, géré par l’AMPF et particulièrement dynamique.

Et en ce qui concerne la fiscalité ?

Contrairement à une idée trop largement répandue, investir en SCPI n’est pas synonyme d’une fiscalité sur les revenus incompréhensible pour la majorité des personnes. Il est important de préciser que c’est au porteur de part de s’acquitter du règlement de l’impôt sur les revenus générés et non pas à la société elle-même. Par conséquent, les investisseurs doivent considérer ces revenus comme des revenus personnels. Vous aurez probablement déjà compris qu’ils viendront s’ajouter à l’assiette fiscale lors des déclarations auprès de l’administration fiscale.

C’est en revanche un peu plus compliqué pour les revenus fonciers. Vous aurez alors le choix entre le régime micro-foncier et le régime réel en fonction de la situation individuelle de chaque investisseur. Pour trouver le dispositif qui vous correspond le mieux, n’hésitez surtout à prendre conseil auprès d’un spécialiste de la question fiscale.

Quels sont les risques de ce placement ?

Vous entendrez parfois certaines personnes évoquer des risques liés à cet investissement. Ils existent en effet mais il faut bien avouer qu’ils sont assez bien maîtrisés. Commencez tout d’abord par bien lire les statuts de la SCPI qui vous intéresse. Mesurez également la popularité et la renommée de cette société. Vous ne pourrez pas vous affranchir non plus d’une analyse des biens gérés. Vous devrez par exemple vous pencher sur la nature des locations, l’état général, la localisation géographique ou encore le profil des locataires.

N’oubliez pas aussi que le marché locatif est tributaire de la situation économique en cours. La crise sanitaire porte un coup dur aux investisseurs qui doivent faire face à une hausse de la défaillance des locataires quant au paiement des loyers. Même si un tel risque est réduit de part la nature même de la SCPI, il ne faut pas négliger ses impacts sur le long terme. Pour terminer, vous devrez vous montrer attentif et surveiller la création potentielle d’une bulle immobilière qui mettrait à mal votre investissement.